jeudi 3 mai 2007

Quand je vais au marché...

On les trouve tellement mignons nos enfants! Et en tant que parents, on les aime tant qu'on ne voit pas leurs imperfections...mais ça ne nous empêche pas de les entendre!

Doudoune, deux ans et demi. Mignonne comme tout avec ses petites lulus et ses grands yeux de biche bleus. On dirait une poupée... Le seul hic, c'est qu'elle parle...

Nous sommes en famille à l'épicerie, rayon des viandes. Moment en famille où la vie était facile (à l'époque nous, les adultes, étions en supériorité numérique), nous faisions gaiement nos emplettes. Alors que j'hésitais entre le filet de porc ou le rôti de côtes croisées, soudainement, ma fille s'exclame : "Yark, regarde maman!!!"

Avant que mes yeux parviennent à envoyer un signal visuel à mon cerveau sur ce que ma fille me pointait du doigt le visage dégoûté, celle-ci poursuit sur le même ton (qui me donne l'impression de résonner au ralenti dans toute l'épicerie) :"Pourquoi les dents du monsieur sont jaunes? "

Ah bon. Ah oui tien. Oui, oui, euh elles sont jaunes. Mais qui tient vraiment à le savoir ici!?

La scène décrite ci-bas, s'est déroulée en une fraction de seconde...en fait LA fraction de seconde la plus longue de toute ma vie!

Et moi je suis rouge, rouge, rouge. J'ai chaud, je sens mon pouls s'accélérer, je panique : qu'est-ce qu'une bonne mère doit répondre à ça?!? Je me retourne vers mon bûcheron.

Pas là. Grrrrr.

Comment ça pas là?

Je le cherche des yeux me demandant pourquoi le papa chéri n'est pas là pour soutenir la maman ou mieux encore lui souffler une réponse!?!?!

(Pendant ce temps, ma bouche en a profité pour prononcer quelques lamentables balbutiements en guise d'explication .)

Je me sens devenir toute petite, sourire gêné au monsieur qui a des dents jaunes, et zou! j'empoigne la doudoune et je l'entraîne dans la danse de la poule pas de tête en essayant de retracer le papa dans les allées. Jusqu'à ce que j'entende un rire étouffé (que je connais très bien) qui attire mon attention .

Je m'arrête et me tourne pour apercevoir le papa caché derrière les sacs de patates, rouge, rouge, rouge (le papa! pas les patates!) et surtout : mort de rire, incapable de venir à mon secours et ayant préféré assister à la scène et se payer ma tronche!




Oui la vie était facile... finalement, à bien y penser j'étais déjà en infériorité numérique : 1 maman pour 2 enfants.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ma mère t'avait raconté que j'avais fait la même chose au même âge avec le poseur-de-tapis-chauve qui était venu à la maison? Je suivais le monsieur pas-à-pas durant l'installation du tapis et j'ai demandé à ma mère: "Maman, pourquoi il a pas de cheveux le monsieur??" Ma mère était aussi rouge que toi...

Anonyme a dit…

J'adore ce genre d'anecdote. ça me fait hurler de rire.
Surtout après être déjà passée par le même stade de rouge aux joues avec mes deux fistons adorés.

On se sent mal sur le coup mais qu'est ce que l'on peut en rire après et pendant très longtemps.